Topologie


Je me demande si la topologie peut apporter une réponse à la question posée par le billet du 16 décembre (Laisser un vide) : comment représenter l’opération qui consiste à rendre à elle-même la place qu’on occupait dans l’autobus ? Où positionner le point de rupture à partir duquel le retour à la situation initiale n’est plus possible ?
Cette question fera l’objet d’un prochain billet. En tentant de la préciser, j’en suis venu à dessiner cet autre cas de figure. Ce n’est plus l’usager qui se lève, mais le siège qui se dérobe. Cette figure classique du burlesque pose elle aussi un continuum qui se rompt; de proche en proche, l’action de s’asseoir devient celle de tomber.

2 commentaires:

Anne a dit…

on dit de la topologie qu'elle étudie les notions de continuité et de limites, qu'elle s'attache aux positions des êtres géométriques entre eux et permet ainsi de penser les relations entre des objets.
qu'en est-il du challenger qui retire la chaise sur laquelle tu allais t'assoir ? que nous dit la topologie de cet attentat discourtois, de cette capture.

Anonyme a dit…

UN BON COUP ?!

On dit de celle/celui qui tire la chaise pour reposer notre derrière qu'il est un bon-hôte, un bon-homme, un bon-vivant ("bon-viveur" dans sa version anglomontréalaise déjà entendue) : il est un 'attendu', un 'étendu' dans le sens où il étend le bras et la main dans la continuité d'une approche conventionnelle "topologifiée". Comme pour dire : "après vous" (l'accueillant se réduit et grandit l'autre).
Le savoir-vivre ne court plus les rues. Les ruses et les vicissitudes en place nous assaillent mais ne nous assoyons pas sur ces turpitudes des us et coutumes. En l'occurrence, retirer la chaise "dessous le pied" (le cul, en fait), c'est avoir du culot, c'est d'agi(te)r en mal-propre, comme désapprorié du lien-liant de cause à effet, couper le fil, donner du fil à retordre à son "invité", se "dés(h)ôter" des contingences de l'accueil, se positionner en désaccord/dés-à-corps et considérer autrui comme un assaillant, "s'asseyant", un intrus : risque-t'il de trôner par trop longtemps ? prendre la place ?
Tirer la couverture en de vers soi, c'est déranger l'ordre établi pour marquer un inconfort subit par l'autrui inopportun.
C'est en tout cas, un bris de confiance net et précis.
L'invite ne tient plus, basculement de l'entente implicite (je-vais-m'asseoir -> je-te-tire-une-buche). Plutôt que d'incliner à la geste courtoise de l'hôte (irrité), l'invité (désa-voué et pour le moins, surpris) risque de tomber non pas le cul-entre-deux-chaises mais bien de basculer, faillir, tomber sur son Q.
Q. étant la question subite posée : pour/quoi ? (P.Q.).
La relation d'accueil simple qui se dessinait pacifiquement (-1-offrir un siège et -2-acquiesser et joindre la parole au geste) se rompt et chavire dans un troisième état : -3-celui d'être éconduit (se faire retirer abruptement le privilège de se re-poser).

Seuls les clowns et les gens les plus vifs et souples* savent s'échapper de cette mauvaise proposition/im-posture : 'bien tomber' ou 'retomber sur ses pieds'. Mais déjouer l'adversaire inopiné, c'est de la haute voltige pour parvernir à tomber à pic.
Les temps qui courent nous apprennent effectivement qu'on ne peut se fier à toutes les invites, sollicitées ou pas. Pirouettes-cacahouètes, légèreté et capacité de rebondir seront toujours de bon aloi. Au pire, demeurer sur le qui-vive.

EmmanuelGalland@hotmail.com
"Tropologue"

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Boxeur, danseuse, cascadeuse, jongleur, acrobate, rhétoricien, chausseur, astronaute, Machiavel, machine à sous, chat, balle, croupier, pied-à-terre, vainqueur, fabulateur, magicien, etc. (des métiers à risque).