Aura


Je me souviens du père d'un ami qui avait offert une Bible à chacun de ses quatre enfants à l'occasion de leur « communion solennelle » respective et successive. L'homme affirmait avoir lu chacun des volumes offerts, manifestant ainsi sa répugnance à transmettre un ouvrage qui n'aurait pas recueilli la trace invisible du parcours de ses yeux sur chacune de ses lettres.

1 commentaires:

D a dit…

Je connais quelqu'un qui refuse qu'on lise ses livres avant lui, il a l'impression de se faire voler ses mots.